La daube de l'année
Maé, le bulbe du tube
Christophe Maé est un homme chanceux. Il a une voix épouvantable et, pourtant son succés est énorme. Reprenons la genèse de ce mystère. A la base, Maé chante dans la comédie musicale "le Roi Soleil". Sur la scène du Palais des Sports, à Paris, il y brille par un étrange déhanché vocal qui tient plus de l'enrouement que du chant. On aurait trés envie de lui proposer une tisane au miel assortie d'une pastille, histoire quesa voix retrouve un lissé audible. Mais dès décembre 2006, Christophe Maé préfère une carrière solo. Le premier tube s'appelle "on s'attache", il commence par "J'ai pas le style", suivra "ca fait mal" . Dans le clip, Christophe Maé fronce les sourcils, pétri de douleur. Et pourtant, son premier album, sorti en 2007, "Mon paradis", s'est écoulé à 900000 exemplaires. Ses concerts affichent complet. Tout le monde l'adore, à commencer par la troupe des Enfoirés, que Maé a rejoint récemment. Il y a, parmis ces artistes, de merveilleuses voix en forme de rocaille. Mais, décidemment, celle de Christophe Maé est plus proche de la bronchite que du charme râpeux. Comme il force sur les ruptures de syllabes ou la respiration courte, bref sur la sophistication vocale, le résultat est désastreux. Maé dit juste : " Dans presque tout mes titres, je pose des questions". Manque la principale: ou sont les pastilles pour la gorge ?
Sympa, hein?!